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Pierre Mazet : Un bouquet de polars
Voilà, mon neuvième roman vient d’être publié ! La série des « Meurtres peu conventionnels » s’est arrêtée, elle était née un peu par hasard. Une nouvelle a vu le jour d’an dernier avec Pavés et poignards » qui inaugurait une trilogie autour des rêves et de dérives mai 68. Le deuxième «Du plomb dans les spaghetti » nous replonge dans l’Italie des années de plomb, durant lesquelles les Brigades Rouges ont apeuré l’Europe entière. Le troisième est en route, pour l’instant le titre est encore un secret d’Etat. En attendant, je vous retrouverai en septembre pour un nouveau feuilleton.
En cette période troublée de début de guerre, ce 13 juin
1940, Libourne est le théâtre d’un événement qui ne semble pas bouleverser ses habitants. Il est vrai qu’un macchabée est une vétille, au moment même où toute la France a le regard inquiet,
tourné vers l’Allemagne. Flirte-t-il avec les rives de l’Isles, un lacet de cuir autour du cou et le visage tuméfié, que personne ne s’en émeut.
L’homme n’est pourtant pas un anonyme : Robert Leuwen est député dans le Nord, connu pour ses positions radicales, sa facilité à se laisser corrompre et à nager en eaux troubles. Dans ces
conditions, la mort suscite donc bien moins d’intérêt.
Pourtant, un homme s’obstine à comprendre. Jules Clément n’a pas l’intention de laisser ce meurtre sans coupable, quand bien même le cadavre retrouvé est davantage celui d’une crapule que d’un
humaniste.
S’ensuit, à quelques encablures de Bordeaux, entre Adrien Marquet, Georges Mandel et quelques ministres délocalisés, l’enquête d’un homme obstiné à rendre la vérité.
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Meutre peu conventionnel à Libourne