
Comme dit mon éditeur, "né dans une grande famille stéphanoise de mineurs", et il a raison. C'est vrai que c'était il y a déjà longtemps.......... Mais bon, la mine Saint-Etienne et les paysans
c'est un peu ma marque de fabrique et je n'en suis pas peu fier! Pour le reste, je suis venu sur le tard à l'écriture. Je n'essaye pas de savoir si c'est une vocation tardive ou une envie
refoulée. Je pense que j'ai toujours eu envie de raconter des histoires. Alors, pourquoi pas devenir auteur de polars!!! Mais assez parlé de moi, en route vers mes bouquins. C'est parti pour des
promenades à Saint-Etienne, Libourne, Billom, Saint-Mihiel,sous les verrières mystérieuses de la Gare de Lyon ou les hangars de chez Latécoère

Il y a un peu plus de vingt ans, Charles Exbrayat abandonnait définitivement sa plume. Un peu oublié aujourd'hui, il laisse derrière lui une œuvre considérable. Il occupe une place à part dans le roman policier : celle de manier avec maestria l'humour et l'intrigue.
Né en 1906 à Saint-Etienne, Charles Exbrayat, en même temps qu'il étudie les sciences naturelles à Paris, fait son entrée en littérature en publiant deux romans.
Pendant la guerre, il rejoint la résistance et les maquis nivernais. Après 1945, il devient rédacteur en chef du Journal du Centre à Nevers, quotidien pour lequel il chroniquera jusqu'en 1971. Il
entre en polar avec "Elle avait trop de mémoire" en 1957. L'année suivante, il obtient le Grand Prix du roman d'aventure avec "Vous souvenez-vous de Paco ?".
Plus qu'une plume, Exbrayat a une patte redoutable : celle de toujours manier le polar avec humour ! Inimitable, il va connaître dès lors un immense succès. Au total, aussi infatigable que Georges Simenon ou Agatha Christie, il a publié plus de 100 titres dont plusieurs ont été adapté pour la télévision et le cinéma... Enfin, Exbrayat est aussi le père de la fameuse Imogène : "Imogène vous êtes impossible !", "Ne vous fâchez pas Imogène !"..
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Bien sûr, comment ne pas parler d'Imogène ?
Mais qui est Imogène ?
Écossaise d'une cinquantaine d'années, Imogène McCarthery est dotée d'une flamboyante chevelure rousse et d'un patriotisme exacerbé qui met à genoux les Anglais les plus coriaces (ses ennemis jurés) et surtout, le sergent de police Archibald McClostaugh, coupable selon elle d'être né dans les Borders (et non dans les Highlands).
Au fil des romans, Imogène, tour à tour secrétaire à l'Intelligence Department, agent secret ou détective amateur, entre Londres et son village natal de Callander, provoque une cascade de situations loufoques, entre deux rasades de whisky écossais.
La série des Imogène a été adaptée à la télévision française en 1989 dans une série comptant 11 épisodes et diffusée sur TF1. L'action avait été transposée en Bretagne ; l'héroïne, rebaptisée Imogène Ledantec, y était interprétée par Dominique Lavanant et s'opposait à l'adjudant-chef Trouillet, incarné par Jean Benguigui
Une version cinématographique a été annoncée pour 2009 par les scénaristes de Bienvenue chez les Ch'tis. Elle mettra en vedette Catherine Frot
Ah ! Les Garofani ne sont pas napolitains pour rien. Les gosses accrochés aux jupes de la mamma, les plus grands qui traînent sur le port et soulagent les touristes de leur trop-plein de lires tandis que Mario vend sa pizza et Lauretta ses citronnades... C'est le bonheur, oui. Mais c'est aussi la misère. Et puis, un jour, les Signori leur pro posent une « affaire ». Il suffit d'assurer un transport. Un million de lires à la clef... Un million de lires ! Ça en fait des pizzas et des citronnades ! Et pour un travail on ne peut plus simple. Ou du moins le croient-ils...
Aux trois cassoulets
On entendit quelqu'un qui de la cuisine demandait :
- Qu'est-ce qui se passe ?
La voix paisible de MIREILLE sembla emplir la salle lorsqu'elle répondit détachant bien les mots :
- C'est cette vieille bique de SARTILLY qui fait son numéro. Du coup, les rires déferlèrent et MONIQUE, tremblante de rage, cria plus qu'elle ne dit :
- Il n'y a donc pas un homme d'honneur ici pour prendre la défense d'une honnête femme insultée par des filles publiques !
Un oh ! de protestation courut parmi les tablées. SUZANNE s'approcha de MONIQUE :
- Vous êtes venue pour m'insulter ?
- Je me demande comment il faudrait s'y prendre pour insulter des filles de votre espèce !
- Comme ça !
Et SUZANNE appliqua une maîtresse gifle sur la joue de MONIQUE SARTILLY...
Imogène et la veuve blanche
Mc Clostaugh se dressa de toute sa hauteur et fixa Imogène sans mot dire, mais une dangereuse lueur brillait dans son regard. L'Ecossaisse achevait :
- La seule excuse du sergent tient à ce qu'étranger, il n'est pas accoutumé à nos habitudes, à moins que dans les lointaines contrées où il a vu le jour, les femmes soient de mœurs plus faciles ? On entendit le cri que poussa Archibald, jusque dans la maison de la grand-rue.
Vous aimez la littérature ?
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A bientôt .