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Blog d'un auteur de polar qui mêle avec astuce intrigue et histoire. Venez découvrir ses énigmes finement ficelées, ses personnages soigneusement ciselés. Il vous promène au gré des époques dans les villes à forte personnalité.. En plus, il vous offre un feuilleton policier. Toutes les semaines, rendant hommage à Simenon, vous pourrez lire un nouvel épisode du « crime de la rue blanche »
Œuvre
Le style d'Ellroy s'affirme par une inventivité verbale crue et acide, dépeignant avec rudesse les recoins sombres de la société américaine. La littérature noire est un espace critique mis à profit par les auteurs pour développer des mondes ambivalents, des personnages complexes aux moralités floues, des récits politiques et des vues sociologiques. Ellroy ne déroge pas à la règle.
Ellroy emploie dans certains de ses romans (notamment dans les deux premiers de la trilogie Underworld U.S.A : American Tabloïd et de façon encore plus prononcée dans American Death Trip[9]) un style dépouillé à l'extrême, délibérément télégraphique, type : "Sujet verbe complément. Sujet verbe complément." Du point de vue de l'auteur, ce style est employé "pour une raison : redéfinir le language. Redéfinir le langage car c'est la seule façon de décrire l'extrême violence de la narration, c'est-à-dire la violence de l'Histoire, et de la même façon, la violence de la vie intérieure et extérieure des trois personnages principaux." (Interview d'Ellroyau sujet du livre American Death Trip)
A l'instar d'un Melville retranscrivant le vocabulaire des marins de son époque et l'utilisant dans son Moby Dick, Ellroy reprend avec une précision étonnante l'argot ("slang" en anglais) et les expressions des policiers et de la pègre des années 1950 et 1960. Sont également présents dans les livres de la trilogie Underworld USA l'argot des "Klansmen" (Ku-Klux-Klan) des états du sud des USA, et le jargon employé par les militants du mouvement nationaliste noir américain des années 60 (dans Blood's a Rover, littéralement : "Le sang circule"). Cette trilogie représente un travail titanesque, enrichi de références scrupuleuses, qui revêt une dimension historique. Ellroy mêle personnages réels et personnages fictifs, sur une trame de faits historiques avérés, interprétés à sa façon. Il s'intéresse aux coulisses du pouvoir des administrations Kennedy, Johnson, puis Nixon, ainsi qu'au fonctionnement des pratiques policières du F.B.I. notamment, à travers le personnage omnipotent et diabolique que représente J. Edgar Hoover dans ces trois romans.
James Ellroy, au cours de sa carrière, s'est inspiré des pionniers du roman noir tel Raymond Chandler, auteur du Big Sleep, auquel fait écho son Big Nowhere.
Personnages
Galerie non exhautive des personnages les plus représentatifs de l'œuvre de James Ellroy :
Publié le 27/01/2010 à 17h37