
Comme dit mon éditeur, "né dans une grande famille stéphanoise de mineurs", et il a raison. C'est vrai que c'était il y a déjà longtemps.......... Mais bon, la mine Saint-Etienne et les paysans
c'est un peu ma marque de fabrique et je n'en suis pas peu fier! Pour le reste, je suis venu sur le tard à l'écriture. Je n'essaye pas de savoir si c'est une vocation tardive ou une envie
refoulée. Je pense que j'ai toujours eu envie de raconter des histoires. Alors, pourquoi pas devenir auteur de polars!!! Mais assez parlé de moi, en route vers mes bouquins. C'est parti pour des
promenades à Saint-Etienne, Libourne, Billom, Saint-Mihiel,sous les verrières mystérieuses de la Gare de Lyon ou les hangars de chez Latécoère

Episode 17
Le 18 septembre, Meunier était dans ses petits souliers. Il n’avait pas aimé le ton de sa conversation avec le procureur. Pas plus qu’il n’avait apprécié le ton comminatoire du directeur de cabinet du ministre de l’intérieur. Dans ces périodes d’incertitude politique, tous les proches du pouvoir deviennent nerveux. Tous deux l’avait accablé de reproches. Il leur fallait des coupables. L’assassinat d’un homme politique, non résolu en une semaine, est toujours source d’ennuis. Il était bien embarrassé pour donner une direction à l’enquête. Bien sûr, il était toujours à la recherche de ces petites frappes. Dans quelques temps, après quelques descentes de police bien choisies, il réussirait probablement à exclure un suspect en possession de quelque objet dérobé chez Jean-Marie. Cependant le plus resterait à faire. Une fois dans le bureau de Langlois, l’accusation pourrait fondre comme neige au soleil. On pouvait faire confiance à Langlois pour ne pas se contenter des apparences. Il était d’une humeur de chien quand commença le briefing matinal.
- Alors Lambert, avez-vous des éléments nouveaux concernant la situation financière de Jean-Marie Garin ?
- J’ai pu éclaircir un certain nombre de points. Ma conclusion est que M. Garin était un fin politique doublé d’un habile homme d’affaires sans que nous puissions mettre en doute sa réputation d’honnête homme.
- J’en jugerai Lambert.
- J’ai examiné les mouvements de ses comptes au Crédit lyonnais. Rien que de très normal, les rentrées sont régulières et correspondent aux émoluments perçus par M. Garin au titre de ses diverses fonctions.
- Les sorties ?
-Tout semble très normal, M. Garin, comme tout citoyen paies ses fournisseurs, sa femme de ménage.
- Pas de mouvements anormaux ces derniers jours ?
- Qu’entendez-vous par-là ?
- Des sorties inhabituelles qui pourraient faire penser à un chantage,
- Rien de ce genre.
- Et dans le patrimoine,
- Je vous l’ai dit M. Le Commissaire. Notre maire adjoint se doublait d’un habile homme d’affaires. Son portefeuille de valeurs mobilières est passé de 12 millions en 1990 à 38 millions aujourd’hui.