
Comme dit mon éditeur, "né dans une grande famille stéphanoise de mineurs", et il a raison. C'est vrai que c'était il y a déjà longtemps.......... Mais bon, la mine Saint-Etienne et les paysans
c'est un peu ma marque de fabrique et je n'en suis pas peu fier! Pour le reste, je suis venu sur le tard à l'écriture. Je n'essaye pas de savoir si c'est une vocation tardive ou une envie
refoulée. Je pense que j'ai toujours eu envie de raconter des histoires. Alors, pourquoi pas devenir auteur de polars!!! Mais assez parlé de moi, en route vers mes bouquins. C'est parti pour des
promenades à Saint-Etienne, Libourne, Billom, Saint-Mihiel,sous les verrières mystérieuses de la Gare de Lyon ou les hangars de chez Latécoère

Episode 20
- Permettez-moi, M. Portevoix, d’apporter une précision. Mon père appartient à cette génération d’hommes politiques modernes qui s’embarrassent peu des idéologies. Alors oui, il appartient à cette famille sociale libérale. Et je peux vous assurer que chez lui, la préoccupation sociale n’est pas un vain mot.
- Mais alors, comment se situe votre père dans cette compétition ?
- Mon père n’est guère prodigue de confidence. Mais, sans trahir de secret d’état, je peux vous dire qu’il se prononcera sans doute en faveur de M.Blamont.
- Quelles sont les raisons de ce choix ?
- Je crois que depuis deux ans M.Blamont a montré que l’on pouvait allier justice sociale et efficacité économique. De plus, il fait preuve de qualité d’homme d’état internationalement reconnu. Il incarne une nouvelle façon de faire de la politique moins grandiloquente plus proche des gens.
- Si d’aventure votre père devait faire parti du prochain gouvernement avec M.Blamont comme Président de la République, à quel poste le verriez-vous ?
- Dans nos institutions, le Président choisit les ministres, il ne serait pas convenable que mon père revendique dès à présent un ministère. Cependant je peux vous assurer qu’il est particulièrement attiré par les problèmes économiques.
- Nous n’en demanderons pas plus, je vous remercie Mlle Lartheaux.
A la vue de la cassette, Blamont, pourtant doué d’un self contrôle hors du commun, faillit s’étouffer avec sa marmelade d’oranges. Comme l’avait prévu Claudia, il contacta immédiatement le Garde des Sceaux.
- Gamberti, nous devons impérativement contenir toute enquête concernant le meurtre de Jean-Marie Garin.
- Certes, M. le Premier Ministre, mais les choses ne sont pas aussi simples. Certes en un an nous avons progressé, mais les postes clé de la justice ne sont pas tous entre nos mains. Le procureur de Châtel-sur-Loire est un homme de la première cohabitation. Difficile de dire s’il est à gauche ou dévoué à Jaurac, d’ailleurs le sait-il lui-même ?
- Le juge d’instruction ?
- Inutile d’y penser Monsieur le Premier Ministre, il a déjà enquêté sur le financement du parti socialiste, mis en examen deux maires communistes et épinglé deux conseillers généraux de droite.
- Donc, incontrôlable ! Une mutation ?
- Vous n’y pensez pas Monsieur le Premier Ministre ! Le sphinx de l’Elysée, qui je vous le rappelle, préside le Conseil Supérieur de la Magistrature ne manquerait pas de nous stigmatiser.
- Donc, il nous reste à espérer que rien de fâcheux ne se cache derrière le meurtre de Jean-Marie Garin.