Descente aux enfers (24)

Episode n°24

-              Vous arrivait-il d’assister à ces soirées ?

-              Mr Garin insistait pour que j’assiste à la plupart d’entre elles. Il fallait, disait-il compléter mon carnet d’adresses. Mais je n’acceptais pas toujours, par crainte de m’imposer.

-              En dehors de ce cercle de très proches, vous pourriez me dresser la liste des invités de ces six derniers mois ?

-              Si vous me donnez accès au bureau de  Garin, cela ne prendra pas plus d’une demi-heure.

-              En dehors des soirées culturelles, étiez-vous chargée d’organiser des soirées plus « politiques » ?

-              Vous savez, M. Blanchard, je dresse la liste des invités, je ne suis pas sensée savoir ce qu’ils se disent !

-              M. Garin disposait de revenus confortables ?

-              Je le suppose puisqu’il n’a jamais regardé mes livres de comptes dans le détail.

-              Etiez-vous de près ou de loin associée à ses affaires ?

-              Pas le moins du monde, pour tout cela, voyez le Crédit lyonnais ou Me Garçon.

-              Je suppose que vos rapports étaient strictement professionnels.

-              Vous supposez admirablement M. Blanchard, j’ai pour principe de ne pas mélanger les genres.

-              A votre connaissance, M.Garin avait-il une liaison ?

-              En apparence, M.Garin n’était pas de bois. Il était plutôt bel homme, malgré ses soixante ans. Les propositions ne devaient pas lui manquer. Mais je n’ai aucune idée de l’heureuse élue.

 -             A votre connaissance, Mr.Garin avait-il des ennemis ? Semblait-il soucieux, préoccupé ces dernières semaines ?

-              Que la réussite de mon patron ait suscité des jalousies, qui en douterait ? De là à vouloir le tuer ! Je n’ai rien vu dans son comportement qui donne à penser qu’il redoutait quelque chose.

-              Bien, je crois que cela ira pour aujourd’hui. Puis-je vous demander de nous retrouver demain chez M.Garin vers 10 heures.

-              Pas de problème.

Blanchard n’avait pas cru un mot de la fin de leur entretien. Il était impossible que cette donzelle, eût vécu auprès de Jean-Marie Garin sans avoir eu vent de la moindre aventure. Quant à la croire totalement ignorante des revenus de son patron !

 



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