
Comme dit mon éditeur, "né dans une grande famille stéphanoise de mineurs", et il a raison. C'est vrai que c'était il y a déjà longtemps.......... Mais bon, la mine Saint-Etienne et les paysans
c'est un peu ma marque de fabrique et je n'en suis pas peu fier! Pour le reste, je suis venu sur le tard à l'écriture. Je n'essaye pas de savoir si c'est une vocation tardive ou une envie
refoulée. Je pense que j'ai toujours eu envie de raconter des histoires. Alors, pourquoi pas devenir auteur de polars!!! Mais assez parlé de moi, en route vers mes bouquins. C'est parti pour des
promenades à Saint-Etienne, Libourne, Billom, Saint-Mihiel,sous les verrières mystérieuses de la Gare de Lyon ou les hangars de chez Latécoère

Episode n°24
- Vous arrivait-il d’assister à ces soirées ?
- Mr Garin insistait pour que j’assiste à la plupart d’entre elles. Il fallait, disait-il compléter mon carnet d’adresses. Mais je n’acceptais pas toujours, par crainte de m’imposer.
- En dehors de ce cercle de très proches, vous pourriez me dresser la liste des invités de ces six derniers mois ?
- Si vous me donnez accès au bureau de Garin, cela ne prendra pas plus d’une demi-heure.
- En dehors des soirées culturelles, étiez-vous chargée d’organiser des soirées plus « politiques » ?
- Vous savez, M. Blanchard, je dresse la liste des invités, je ne suis pas sensée savoir ce qu’ils se disent !
- M. Garin disposait de revenus confortables ?
- Je le suppose puisqu’il n’a jamais regardé mes livres de comptes dans le détail.
- Etiez-vous de près ou de loin associée à ses affaires ?
- Pas le moins du monde, pour tout cela, voyez le Crédit lyonnais ou Me Garçon.
- Je suppose que vos rapports étaient strictement professionnels.
- Vous supposez admirablement M. Blanchard, j’ai pour principe de ne pas mélanger les genres.
- A votre connaissance, M.Garin avait-il une liaison ?
- En apparence, M.Garin n’était pas de bois. Il était plutôt bel homme, malgré ses soixante ans. Les propositions ne devaient pas lui manquer. Mais je n’ai aucune idée de l’heureuse élue.
- A votre connaissance, Mr.Garin avait-il des ennemis ? Semblait-il soucieux, préoccupé ces dernières semaines ?
- Que la réussite de mon patron ait suscité des jalousies, qui en douterait ? De là à vouloir le tuer ! Je n’ai rien vu dans son comportement qui donne à penser qu’il redoutait quelque chose.
- Bien, je crois que cela ira pour aujourd’hui. Puis-je vous demander de nous retrouver demain chez M.Garin vers 10 heures.
- Pas de problème.
Blanchard n’avait pas cru un mot de la fin de leur entretien. Il était impossible que cette donzelle, eût vécu auprès de Jean-Marie Garin sans avoir eu vent de la moindre aventure. Quant à la croire totalement ignorante des revenus de son patron !