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    <title><![CDATA[auteur de polars : Pierre Mazet]]></title>
    <link>http://www.pierre-mazet.com/</link>
    <description>Blog d'un auteur de polar qui mêle avec astuce intrigue et histoire. Venez découvrir ses énigmes finement ficelées, ses personnages soigneusement ciselés. Il vous promène au gré des époques dans  les villes à forte personnalité.. En plus, il vous offre un feuilleton policier. Toutes les semaines, rendant hommage à Simenon, vous pourrez lire un nouvel épisode du « crime de la rue blanche »</description>

        <language>fr</language>
    
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        <title><![CDATA[auteur de polars : Pierre Mazet]]></title>
        <link>http://www.pierre-mazet.com/</link>
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    <pubDate>Tue, 27 Jul 2010 17:52:49 +0200</pubDate>    <lastBuildDate>Tue, 27 Jul 2010 17:52:49 +0200</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2010 www.pierre-mazet.com</copyright>            <category>Littérature</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Un prédécesseur de Wallander]]></title>
        <link>http://www.pierre-mazet.com/article-un-predecesseur-de-wallander-53523532.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    Maj Sjöwall &amp; Per Wahlöö - Le roman d'un crime
  </p>
  <p>
    <em>Les enquêtes du commissaire Beck</em>
  </p>
  <p>
    <br>
    Difficile, à la lecture du premier roman de Sjöwall et Wahlöö, publié en 1965, de deviner l'orientation que va prendre le cycle des enquêtes du commissaire Beck. Pourtant, en dix livres seulement
    - intitulés génériquement <em>Le roman d'un crime</em> - Sjöwall et Wahlöö vont jeter les bases d'un roman policier critique, politique, engagé dans la révélation de ce que cache le <em>modèle
    suédois</em>, alors salué partout dans le monde comme la réussite d'une économie qui mettrait au centre de son développement l'homme et ses besoins. Dès lors, le lecteur sera invité à estimer
    <strong>de quel crime</strong> on est en train de l'entretenir...<br>
    <br>
    Qu'on ne s'y trompe pas cependant, le cycle est bien du genre policier et il est traité de la façon la plus réaliste possible. Du travail de police lent, long, incertain, hasardeux dans lequel
    sont subtilement tissés les motifs de la vie sociale suédoise telle qu'entendent la présenter Sjöwall et Wahlöö. Toute l'intelligence des auteurs est d'avoir compris que la police était une des
    rares institutions capable de produire, en permanence, une vue crédible de toutes les classes de la société.
  </p>
  <p>
    <br>
    Sjöwall et Wahlöö ne vont donc pas se priver de cette possibilité de questionner le(s) monde(s) suédois, directement en réaction à un évènement ou de façon plus générale. Dans <em>L'homme au
    balcon</em>, le désespoir sans fin des parents des petites victimes du tueur cotoiera l'indignation vertueuse de ces bons bourgeois armés prêts à s'organiser en milice pour se défendre d'un
    simple voleur. Dans <em>22, v'la des frites</em>, tout l'éventail de la société suédoise sera convoqué dans le constat de la perte des valeurs de solidarité entre les hommes : prolétaires
    exploités, hommes d'affaires sans scrupules, haute bourgeoisie méprisante. Dans <em>Le policier qui rit</em>, les enquêteurs entreront en contact avec toutes les couches de la société, du
    travailleur immigré au petit industriel magouilleur, les victimes du bus étant un microcosme d'une certaine vie stockholmoise, etc. En quelques phrases d'apparence anodine, la surface lisse et
    partagée du miracle suédois est totalement dynamitée.
  </p>
  <p>
    <br>
    De la même façon, l'équipe de policiers que l'on voit travailler tout au long des dix romans ne porte pas un regard unanime sur ce monde. Chacun y prend part ou y répond d'une façon contrastée
    révélatrice de son origine, son éducation, sa trajectoire personnelle. L'ambiance n'est d'ailleurs pas très chaleureuse dans l'équipe, les heurts sont fréquents, l'estime entre membres assez
    rare. Tous pourtant ont la même ligne de conduite : ils sont là pour servir le peuple, dans le respect du droit et avec cette certitude partagée que la violence engendre la violence.
  </p>
  <p>
    <br>
    Ce n'est pas le cas du reste de la police et c'est sur cette institution, dévoreuse de ressources budgétaires et véritable état dans l'état, que vont se concentrer, en grande partie, les
    critiques de nos auteurs. Tout ceci se fait dans le cours du récit, l'humour est présent en permanence, il ne s'agit jamais d'un <em>pensum</em> lourdingue qu'il faudrait avaler, coûte que coûte.
    Car Sjöwall et Wahlöö possèdent un talent d'écriture rare et sans doute, plus rare encore, une confiance absolue en leurs lecteurs. Ils tracent le cadre et l'esquisse avec légèreté et nous
    laissent - j'aime le voir ainsi - construire notre livre avec notre histoire, notre expérience, notre morale ou notre engagement. C'est aussi pourquoi leurs livres ne prennent pas une ride :
    leurs préoccupations citoyennes sont depuis longtemps celles de toutes les "démocraties" occidentales, les réponses à apporter sont toujours à construire.
  </p>
  <p>
    <br>
    La psychologie des personnages et son évolution au cours du temps est une autre des grandes réussites du <em>Roman d'un crime</em>. Aucun des personnages ne sera vraiment semblable à ce qu'il
    était au départ quand sera tournée la dernière page des <em>Terroristes</em>. Même Melander, pourtant le plus coincé et le plus conformiste changera un peu. Certains personnages - Beck ou
    Kollberg - vont profondément mûrir et se révéler tout au long du cycle et ceci influencera tant la relation à leur environnement que la façon d'exercer leur métier. L'évolution des autres sera
    peut-être moins perceptible en dehors de l'aspect professionnel, soit parce qu'ils sont entièrement satisfaits de la façon dont ils ont réussi à organiser leur vie (Melander, Rönn ou Nöjd) soit
    parce leur démarche de rupture est bien antérieure et que leur vie actuelle reste finalement un mystère (Larsson).
  </p>
  <p>
    La lecture chronologique est impérative pour bénéficier de cet approfondissement, surtout pour les personnages de Beck et de Kollberg. J'ajoute que la qualité de l'écriture du couple évolue
    également au cours du cycle et qu'il serait dommage - pour le début de l'œuvre - de commencer par les trois merveilles que sont <em>L'abominable homme de Säffle, L'assassin de l'agent de
    police</em> et <em>Les Terroristes</em>. (Paris, octobre 2006)
  </p>
  <p>
    <br>
    <strong>Les dix livres du cycle&nbsp;:</strong>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <ul>
    <li>
      <a href="http://polars.cottet.org/sjowall/index.htm#a1">Roseanna</a>
    </li>
    <li>L'homme qui partit en fumée
    </li>
    <li>L'homme au balcon
    </li>
    <li>
      <a href="http://polars.cottet.org/sjowall/sjowall3.htm#a4">Le policier qui rit</a>
    </li>
    <li>
      <a href="http://polars.cottet.org/sjowall/sjowall3.htm#a5">La voiture de pompiers disparue</a>
    </li>
    <li>
      <a href="http://polars.cottet.org/sjowall/sjowall3.htm#a6">Vingt-deux, v'la des frites</a>
    </li>
    <li>
      <a href="http://polars.cottet.org/sjowall/sjowall4.htm#a7">L'abominable homme de Säffle</a>
    </li>
    <li>
      <a href="http://polars.cottet.org/sjowall/sjowall4.htm#a8">La chambre close</a>
    </li>
    <li>
      <a href="http://polars.cottet.org/sjowall/sjowall5.htm#a9">L'assassin de l'agent de police</a>
    </li>
    <li>
      <a href="http://polars.cottet.org/sjowall/sjowall5.htm#a10">Les Terroristes</a>
    </li>
  </ul>
  <p>
    &nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 06 Jul 2010 17:53:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.pierre-mazet.com/article-un-predecesseur-de-wallander-53523532.html</guid>
                        <comments>http://www.pierre-mazet.com/article-un-predecesseur-de-wallander-53523532-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Salon de polars]]></title>
        <link>http://www.pierre-mazet.com/article-salon-de-polars-51856077.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: center;">
    <br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Je participerai au festival "Polar en plein coeur" les 12 et 13&nbsp;juin 2010<br></span><br>
    <img height="156" width="333" src="http://img.over-blog.com/300x83/2/51/36/95/polar-aile.jpg" alt="polar-aile.jpg" class="noAlign"><br>
    <br>
    <br>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <a href="http://www.livreaile.fr/"><span style="font-size: 14pt;">http://www.livreaile.fr/</span></a>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">Venez m'y retrouver</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 08 Jun 2010 06:31:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.pierre-mazet.com/article-salon-de-polars-51856077.html</guid>
                        <comments>http://www.pierre-mazet.com/article-salon-de-polars-51856077-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[le coup de coeur de la semaine]]></title>
        <link>http://www.pierre-mazet.com/article-le-coup-de-coeur-de-la-semaine-50234640.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style="font-size: 12pt;"><strong>Mon coup de cœur de la semaine&nbsp;: L’affaire de Road Hill House de Kate Summerskale</strong></span>
  </p>
  <p>
    <strong>&nbsp;</strong>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><strong>Au matin du 30 juin 1860</strong>, à Road, dans le Wilthshire (Ouest de l'Angleterre), la nurse de la famille constata que le lit d'un des enfants dont elle
    avait la charge, le petit Saville, 4&nbsp;ans, était vide. Plus tard dans la matinée, on retrouva le corps sans vie du garçonnet -&nbsp;il avait été égorgé, peut-être préalablement étouffé - dans
    les latrines des domestiques. Pour la police locale, l'évidence s'imposa que le crime n'avait pu être commis que par une personne habitant la propriété&nbsp;: les parents du garçon, les frère et
    soeurs aînés, nés du précédent mariage du père, ou les domestiques. Au total, une douzaine de personnes, pas davantage. L'énigme eût dû être rapidement résolue, pourtant ce ne fut pas le
    cas&nbsp;: le crime de Road Hill House allait devenir l'une des affaires criminelles les plus tonitruantes de l'histoire anglaise.<br>
    <br>
    L'écrivain Kate Summerscale s'est immergée dans les innombrables archives policières de l'enquête et dans la presse enflammée de l'époque pour retracer les péripéties des investigations et
    resituer les faits dans un tableau plus vaste et passionnant&nbsp;: l'Angleterre du mitan du XIXe siècle, les moeurs de la société victorienne. Un fait divers ne frappe à ce point les esprits que
    s'il cristallise les angoisses d'une époque. L'auteur décrypte et souligne ce qui fait de l'affaire de Road Hill House un crime « exemplaire » : il ne touche pas une famille socialement
    déclassée, mais la nouvelle classe moyenne aisée née de l'industrialisation ; il offre au public l'intimité d'une cellule familiale, offrant aux regards plus ou moins voyeurs le linge sale qu'on
    n'expose pas d'habitude, les turpitudes réelles ou supposées : secrets, hontes, tromperies.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">En outre, les spéculations sur les meurtriers présumés rencontrent les théories scientifiques en vogue, dans le sillage de Darwin et de la médecine aliéniste... La
    presse populaire ne se fait pas prier pour relayer les moindres détails de l'enquête, mais aussi les controverses qui opposent les enquêteurs entre eux. Car l'affaire de Road Hill House voit
    intervenir un nouveau personnage dans la société et l'imaginaire anglais : le détective. En l'occurrence, le très&nbsp; intuitif Jack Whicher, membre de la nouvelle section d'investigations de
    Scotland Yard, dépêché par Londres dans le Wilthshire.<br>
    <br>
    Outre la minutie implacable avec laquelle il retrace les faits, le livre de Kate Summerscale a l'originalité de mettre en parallèle cette affaire et le roman policier anglais naissant pour
    montrer combien les romanciers d'alors se sont passionnés pour le personnage de Whicher et pour le secret enfoui dans le passé de la famille Kent, dont l'enfant fut la victime expiatoire. Le
    drame nourrit <em>Pierre de lune</em>, de Wilkie Collins, considéré comme le roman fondateur de la littérature policière, mais aussi des ouvrages de Dickens, de Mary Elizabeth Braddon, et même
    <em>Le Tour d'écrou</em>, de James.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Le poète T.S. Eliot soulignait que les fictions policières impeccablement construites de Poe ou de Conan Doyle semblaient des constructions mathématiques presque
    abstraites, tandis que le ténébreux <em>Pierre de lune</em>, roman à énigme de Collins, lui, relevait de la quête de « l'insaisissable élément humain » - celui que traque et cerne, à sa façon, le
    très brillant et rigoureux travail de Kate Summerscale</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 11 May 2010 17:34:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.pierre-mazet.com/article-le-coup-de-coeur-de-la-semaine-50234640.html</guid>
                        <comments>http://www.pierre-mazet.com/article-le-coup-de-coeur-de-la-semaine-50234640-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Battisti le sulfureux]]></title>
        <link>http://www.pierre-mazet.com/article-49805333.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    Aperçu de la page <a href="http://www.pierre-mazet.com/pages/Battisti_le_sulfureux-1222990.html">“Battisti le sulfureux”</a> :
  </p>
  <blockquote>
    <p align="center">
      <b><em><span style="text-decoration: underline;">Période italienne</span></em></b>
    </p>
    <p>
      Dès 1968, il entre en contact avec la contestation étudiante. Il vit de menus larcins et fait des séjours réguliers en prison à partir de 1971 pour des délits mineurs. Il devient…
    </p>
  </blockquote>
  <p>
    <a href="http://www.pierre-mazet.com/pages/Battisti_le_sulfureux-1222990.html">Lire la page “Battisti le sulfureux”</a>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 04 May 2010 18:08:54 +0200</pubDate>        <guid >http://www.pierre-mazet.com/article-49805333.html</guid>
                        <comments>http://www.pierre-mazet.com/article-49805333-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Mon coup de coeur de la semaine]]></title>
        <link>http://www.pierre-mazet.com/article-mon-coup-de-coeur-de-la-semaine-49803409.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style="font-size: 12pt;"><strong>Mon coup de cœur de la semaine&nbsp;: Hypothermie</strong></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    L<span style="font-size: 10pt;">e passé hante l’œuvre d’Arnaldur Indridason. La plupart des enquêtes policières qu’il met en scène remontent le fil du temps pour se concentrer vingt, trente voire
    quarante ans en arrière pour creuser encore là où on ne devrait plus chercher, avec une détermination obstinée et irrépressible. Ses romans traitent de disparitions, mais pas principalement de la
    personne qui a disparu, plutôt de ceux qui restent après l’événement, ceux que l’auteur appelle des «&nbsp;squelettes vivants&nbsp;» et dont Erlendur, l’abrupt inspecteur de Reykjavik, fait
    partie. Quand il s’accorde un peu de répit, Erlendur passe son temps à lire des récits de disparition, marqué à jamais par la perte de son jeune frère, emporté par une terrible tempête de neige
    dans les fjörds de l’Ouest.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Dans son dernier roman, <em>Hypothermie</em>, le passé se mêle encore une fois au présent mais Indridason nous plonge ici au cœur des croyances islandaises, là où
    la frontière entre la commmunauté des morts et celle des vivants est extrêmement poreuse.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">C’est l’automne sur les bords du lac de Thingvellir. Karen, une citadine harassée par son travail, vient se reposer dans le chalet d’été de son amie, Maria. Alors
    qu’elle se réjouit déjà de la vue splendide dont elle pourra jouir dès le lendemain matin, c’est un spectacle macabre qui s’offre à elle&nbsp;: Maria s’est pendue et son cadavre se balance au
    bout d’une cordelette bleue. Après autopsie, la police conclut à un suicide. Quelques jours plus tard, Erlendur reçoit la visite de Karen qui lui affirme que Maria ne s’est pas suicidée, que
    c’est impossible. Elle lui remet l’enregistrement d’une séance chez un médium que Maria est allée consulter afin d’entrer en contact avec sa mère, Leonora, décédée deux ans auparavant, laquelle
    lui avait promis de lui adresser un signe de l’au-delà, un signe proustien. Aussi dubitatif que réticent, mais jamais moqueur, Erlendur promet d’écouter la cassette tout en répétant à
    l’intéressée que ni l’autopsie ni l’enquête n’ont révélé le moindre élément suspect. Or, cet enregistrement renferme des choses qui ébranlent fortement la conscience d’Erlendur et le convainc de
    reprendre l’investigation à l’insu de tous. Il découvre que Maria était loin d’être une sotte crédule, que son époux a eu un passé trouble qui pourrait nuire à sa carrière de chirurgien s’il
    venait à être découvert, que Leonora n’était pas celle que vous croyiez et que les médiums ne sont pas ce qu’ils semblent.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Parallèlement à cette enquête spectrale, le lecteur suivra avec plaisir les méandres de la vie privée d’Erlendur, l’affection grandissante qui l’unit à sa fille,
    Eva Lind, et aura enfin quelques éclaircissements sur la nature de ses relations avec son ex-femme.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><em>Hypothermie</em>, moins lugubre que <em>La voix</em> ou <em>L’Homme du lac</em>, pose pourtant avec acuité la question de la perte et du deuil, thème
    transversal de l’œuvre d’Indridason. Plus intimiste que les précédents, ce roman nous dévoile un Erlendur apaisé, décidé à vivre en bonne intelligence avec ses fantômes. Reste à espérer que son
    évanouissement dans la brume glaciale ne soit pas définitif&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 04 May 2010 17:43:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.pierre-mazet.com/article-mon-coup-de-coeur-de-la-semaine-49803409.html</guid>
                        <comments>http://www.pierre-mazet.com/article-mon-coup-de-coeur-de-la-semaine-49803409-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Mes étapes prochaines]]></title>
        <link>http://www.pierre-mazet.com/article-mes-etapes-prochaines-46923119.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: center;">
    <br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Je participerai au festival "Polar en plein coeur" les 12 et 13&nbsp;juin 2010<br></span><br>
    <img height="83" width="300" src="http://img.over-blog.com/300x83/2/51/36/95/polar-aile.jpg" alt="polar-aile.jpg" class="noAlign"><br>
    <br>
    <br>
    <a href="http://www.livreaile.fr/"><span style="font-size: 14pt;">http://www.livreaile.fr/</span></a>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 18 Mar 2010 12:40:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.pierre-mazet.com/article-mes-etapes-prochaines-46923119.html</guid>
                        <comments>http://www.pierre-mazet.com/article-mes-etapes-prochaines-46923119-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Ellroy (suite)]]></title>
        <link>http://www.pierre-mazet.com/article-ellroy-suite--43757243.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <b>Œuvre</b>
  </p>
  <p>
    Le style d'Ellroy s'affirme par une inventivité verbale crue et acide, dépeignant avec rudesse les recoins sombres de la société américaine. La littérature noire est un espace critique mis à
    profit par les auteurs pour développer des mondes ambivalents, des personnages complexes aux moralités floues, des récits politiques et des vues sociologiques. Ellroy ne déroge pas à la règle.
  </p>
  <p>
    Ellroy emploie dans certains de ses romans (notamment dans les deux premiers de la trilogie <em>Underworld U.S.A</em>&nbsp;: <em>American Tabloïd</em> et de façon encore plus prononcée dans
    <em>American Death Trip<sup><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/James_Ellroy#cite_note-8">[9]</a></sup></em>) un style dépouillé à l'extrême, délibérément télégraphique, type&nbsp;: "Sujet
    verbe complément. Sujet verbe complément." Du point de vue de l'auteur, ce style est employé "pour une raison&nbsp;: redéfinir le language. Redéfinir le langage car c'est la seule façon de
    décrire l'extrême violence de la narration, c'est-à-dire la violence de l'Histoire, et de la même façon, la violence de la vie intérieure et extérieure des trois personnages principaux."
    (Interview d'Ellroyau sujet du livre <em>American Death Trip</em>)
  </p>
  <p>
    A l'instar d'un Melville retranscrivant le vocabulaire des marins de son époque et l'utilisant dans son <em>Moby Dick</em>, Ellroy reprend avec une précision étonnante l'argot ("slang" en
    anglais) et les expressions des policiers et de la pègre des années 1950 et 1960. Sont également présents dans les livres de la trilogie <em>Underworld USA</em> l'argot des "Klansmen"
    (Ku-Klux-Klan) des états du sud des USA, et le jargon employé par les militants du mouvement nationaliste noir américain des années 60 (dans <em>Blood's a Rover</em>, littéralement&nbsp;: "Le
    sang circule"). Cette trilogie représente un travail titanesque, enrichi de références scrupuleuses, qui revêt une dimension historique. Ellroy mêle personnages réels et personnages fictifs, sur
    une trame de faits historiques avérés, interprétés à sa façon. Il s'intéresse aux coulisses du pouvoir des administrations Kennedy, Johnson, puis Nixon, ainsi qu'au fonctionnement des pratiques
    policières du F.B.I. notamment, à travers le personnage omnipotent et diabolique que représente J. Edgar Hoover dans ces trois romans.
  </p>
  <p>
    James Ellroy, au cours de sa carrière, s'est inspiré des pionniers du roman noir tel Raymond Chandler, auteur du <em>Big Sleep</em>, auquel fait écho son <em>Big Nowhere</em>.
  </p>
  <p>
    <b>Personnages</b>
  </p>
  <p>
    Galerie non exhautive des personnages les plus représentatifs de l'œuvre de James Ellroy&nbsp;:
  </p>
  <ul>
    <li>Daniel Thomas Upshaw, ou Danny Upshaw, (1922-1950)&nbsp;: Inspecteur adjoint à la brigade criminelle d'Hollywood Ouest. Un des personnages sans doute les plus attachants que n'ait jamais créé
    Ellroy. Flic désabusé du <em>Grand Nulle Part</em>, il découvre son homosexualité à travers une enquête sur une série de meurtres avec mutilations.
    </li>
    <li>Dudley Liam Smith&nbsp;: Flic d'une carrure imposante, rougeaud de figure, irlandais et à l'accent chantant. Figure emblématique du LAPD. Seul personnage récurrent, à la fois dans trois des
    livres du Quatuor de Los Angeles (<em>Le Grand Nulle Part</em>, <em>L.A. Confidential</em> et <em>White Jazz</em>) ainsi que dans <em>Clandestin</em>. L'as de la "contention" du crime à Los
    Angeles.
    </li>
    <li>Lloyd Hopkins&nbsp;: Sergent du LAPD à l'intelligence élevée. Sens de la droiture. Il dit vouloir sauver les "innocences". Héros de <em>Lune Sanglante</em>, <em>A cause de la Nuit</em> et de
    <em>La colline aux suicidés</em>.
    </li>
    <li>Martin Michael Plunkett&nbsp;: principal protagoniste d' <em>Un tueur sur la route</em>, ce tueur en série coupable de plusieurs dizaines de meurtres sexuels couvrant tout le territoire des
    États-Unis sur une période de dix années relate son parcours criminel dans une sorte de journal-testament. Son degré d'auto-analyse permet une description très fine de sa psychologie, ce qui fait
    de lui un serial killer très réaliste, loin des clichés habituels.
    </li>
    <li>Pete Bondurant&nbsp;: maquereau et dealer d'Howard Hugues, tueur professionnel et "roi de l'extorsion" pour la pègre. Apparaît brièvement dans <em>White Jazz</em>. Il est l'un des trois
    personnages principaux des livres <em>American Tabloid</em> et <em>American Death Trip</em>. Uniquement guidé au départ par l'appât du gain, il se caractérise ensuite par une volonté farouche de
    survivre à tout prix.
    </li>
  </ul>
  <h3>
    Romans [
  </h3>
  <ul>
    <li>
      <a title="1981 en littérature" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/1981_en_litt%C3%A9rature">1981</a>&nbsp;: <a title="Brown's Requiem (page inexistante)" href=
      "http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Brown%27s_Requiem&amp;action=edit&amp;redlink=1"><em>Brown's Requiem</em></a>
    </li>
    <li>
      <a title="1982 en littérature" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/1982_en_litt%C3%A9rature">1982</a>&nbsp;: <a title="Clandestin (James Ellroy) (page inexistante)" href=
      "http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Clandestin_%28James_Ellroy%29&amp;action=edit&amp;redlink=1"><em>Clandestin</em></a> (<em>Clandestine</em>)
    </li>
    <li>
      <a title="1986 en littérature" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/1986_en_litt%C3%A9rature">1986</a>&nbsp;: <a title="Un tueur sur la route (page inexistante)" href=
      "http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Un_tueur_sur_la_route&amp;action=edit&amp;redlink=1"><em>Un tueur sur la route</em></a> (<em>Killer on the Road</em> ou <em>Silent Terror</em>)
    </li>
  </ul>
  <h3>
    Trilogie Lloyd Hopkins
  </h3>
  <ul>
    <li>
      <a title="1984 en littérature" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/1984_en_litt%C3%A9rature">1984</a>&nbsp;: <a title="Lune sanglante" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Lune_sanglante"><em>Lune
      sanglante</em></a> (<em>Blood on the Moon</em>) (I)
    </li>
    <li>
      <a title="1984 en littérature" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/1984_en_litt%C3%A9rature">1984</a>&nbsp;: <a title="À cause de la nuit (page inexistante)" href=
      "http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=%C3%80_cause_de_la_nuit&amp;action=edit&amp;redlink=1"><em>À cause de la nuit</em></a> (<em>Because the Night</em>) (II)
    </li>
    <li>
      <a title="1986 en littérature" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/1986_en_litt%C3%A9rature">1986</a>&nbsp;: <a title="La Colline aux suicidés (page inexistante)" href=
      "http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=La_Colline_aux_suicid%C3%A9s&amp;action=edit&amp;redlink=1"><em>La Colline aux suicidés</em></a> (<em>Suicide Hill</em>) (III)
    </li>
  </ul>
  <h3>
    <a title="Quatuor de Los Angeles" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Quatuor_de_Los_Angeles">Quatuor de Los Angeles</a>
  </h3>
  <ul>
    <li>
      <a title="1987 en littérature" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/1987_en_litt%C3%A9rature">1987</a>&nbsp;: <a title="Le Dahlia noir (roman)" href=
      "http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Dahlia_noir_%28roman%29"><em>Le Dahlia noir</em></a> (<em>The Black Dahlia</em>) (I)
    </li>
    <li>
      <a title="1988 en littérature" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/1988_en_litt%C3%A9rature">1988</a>&nbsp;: <a title="Le Grand Nulle part" href=
      "http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Grand_Nulle_part"><em>Le Grand Nulle part</em></a> (<em>The Big Nowhere</em>) (II)
    </li>
    <li>
      <a title="1990 en littérature" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/1990_en_litt%C3%A9rature">1990</a>&nbsp;: <a title="L.A. Confidential" href=
      "http://fr.wikipedia.org/wiki/L.A._Confidential"><em>L.A. Confidential</em></a> (III)
    </li>
    <li>
      <a title="1992 en littérature" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/1992_en_litt%C3%A9rature">1992</a>&nbsp;: <a title="White Jazz (page inexistante)" href=
      "http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=White_Jazz&amp;action=edit&amp;redlink=1"><em>White Jazz</em></a> (IV)
    </li>
  </ul>
  <h3>
    Trilogie <a title="Underworld USA" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Underworld_USA">Underworld USA</a>
  </h3>
  <ul>
    <li>
      <a title="1995 en littérature" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/1995_en_litt%C3%A9rature">1995</a>&nbsp;: <a title="American Tabloïd" href=
      "http://fr.wikipedia.org/wiki/American_Tablo%C3%AFd"><em>American Tabloïd</em></a> (I)
    </li>
    <li>
      <a title="2001 en littérature" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/2001_en_litt%C3%A9rature">2001</a>&nbsp;: <a title="American Death Trip" href=
      "http://fr.wikipedia.org/wiki/American_Death_Trip"><em>American Death Trip</em></a> (<em>The Cold Six Thousand</em>) (II)
    </li>
    <li>
      <a title="2010 en littérature" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/2010_en_litt%C3%A9rature">2010</a>&nbsp;: <a title="Underworld USA (Blood's a Rover)" href=
      "http://fr.wikipedia.org/wiki/Underworld_USA_%28Blood%27s_a_Rover%29"><em>Underworld USA (Blood's a Rover)</em></a> (III)
    </li>
  </ul>
  <h3>
    Autobiographie
  </h3>
  <ul>
    <li>
      <a title="1996 en littérature" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/1996_en_litt%C3%A9rature">1996</a>&nbsp;: <a title="Ma part d'ombre" href=
      "http://fr.wikipedia.org/wiki/Ma_part_d%27ombre"><em>Ma part d'ombre</em></a> (<em>My Dark Places</em>)
    </li>
  </ul>
  <p>
    &nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 27 Jan 2010 17:37:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.pierre-mazet.com/article-ellroy-suite--43757243.html</guid>
                        <comments>http://www.pierre-mazet.com/article-ellroy-suite--43757243-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Ellroy : un géant américain.]]></title>
        <link>http://www.pierre-mazet.com/article-ellroy-un-geant-americain--43255375.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style="font-size: 12pt;">Vous avez pu le voir dans la "Grande librairie" sur France 5... voici un peu de sa vie<br></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><br></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">James Ellroy est né à l'hôpital du Bon Samaritain de Los Angeles le 4&nbsp;mars&nbsp;1948 d'un père comptable (Armand Ellroy) de 50 ans et d'une mère infirmière
    d'origine allemande. Ses parents divorcent six ans plus tard. Sa mère obtient la garde de l'enfant. Celui-ci a dix ans lorsque sa famille emménage dans un quartier populaire de Los Angeles, El
    Monte. James est déjà un lecteur fervent de littérature policière. A ce propos, il dira&nbsp;: «&nbsp;J'étais un lecteur vorace&nbsp;»</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Geneva Hilliker Ellroy (1915-1958), sa mère, est assassinée le 22&nbsp;juin&nbsp;1958 et retrouvée par une bande de jeunes près du lycée Arroyos. L'assassin ne sera
    jamais arrêté. James est confié à un père bienveillant, mais il est livré à lui-même. Il sombre peu à peu dans la délinquance. C'est à cette époque qu'il commet ses premiers cambriolages. Il fait
    la connaissance de Randy Rice en 1961, à qui est d'ailleurs dédié <em>Brown's Requiem</em>. Ils sont deux petits voyous qui font les quatre cents coups, partageant leur goût pour les romans
    noirs.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">James Ellroy se fait renvoyer du collège à 17 ans, sans diplôme. Alors que la santé de son père se dégrade, Ellroy s'engage dans l'armée en 1965 et fait ses armes
    en Louisiane. Le père succombe rapidement d'une crise cardiaque. Sa mort marque le début d'une lente descente aux enfers. Ellroy se fait réformer de l'armée, il retrouve son ami Randy et sombre
    avec lui dans la consommation d'alcool et de drogue.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Ellroy vit plus de dix ans sans domicile, parfois dans de petites chambres d'hôtel miteuses, de boulots sporadiques, de larcins, dormant dans les parcs,
    s'introduisant chez les gens, moins pour cambrioler (il vole des sous-vêtements, de l'alcool, de l'herbe, des cartes de crédit), que pour ressentir le grand frisson, déclarera-t-il plus
    tard.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">En 1975, un abcès au poumon ainsi qu'une double pneumonie le font renoncer aux abus d'alcool. Il prend des amphétamines jusqu'en 1977, avant d'arrêter
    définitivement toutes substances toxiques. Il brise le cercle infernal dans lequel il s'est enfermé. Il devient caddie de golf à Los Angeles et commence une vie plus rangée. En 1978, il s'inspire
    de son expérience de caddie, de son amour pour la musique classique, pour poser la trame de fond d'un premier roman&nbsp;: <em>Brown's Requiem</em>, publié en 1981, et écrit selon son auteur
    «&nbsp;debout, dans une chambre d'hôtel miteuse&nbsp;». Il poursuit avec <em>Clandestin</em> (1982), tente de donner corps à une autre de ses obsessions, le gangstérisme juif des années trente et
    quarante, dans <em>Confessions of Bugsy Siegel</em>, mais le livre ne verra jamais le jour</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Ses agents de l'époque, Otto Penzler et Nat Sobel, le convainquent de réécrire <em>American Death Trap</em>, livre complètement fou, qui donnera finalement <em>Lune
    Sanglante</em>. C'est à partir de ce moment que débute la série des <em>Lloyd Hopkins</em> (1984 - 1986), et au-delà, le commencement de sa carrière littéraire. Cette série n'est pas menée à
    terme (cinq opus étaient initialement prévus), James Ellroy ayant décidé d'abandonner le personnage de Lloyd Hopkins, trop encombrant à ses yeux. En réalité, les motivations de l'écrivain sont
    ailleurs, écrire un livre sur le Dahlia Noir, avant que quelqu'un d'autre ne s'en empare.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Il publie ensuite <em>Un tueur sur la route</em> qui est le récit à la première personne du parcours d'un «&nbsp;serial killer&nbsp;». Cet ouvrage est devenu une
    des références majeures des écoles de formation de policiers tant il décrit avec précision la psychologie de la majeure partie des tueurs en série.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Il se lance ensuite dans l'écriture du livre qui lui fera connaître la célébrité&nbsp;: <em>Le Dahlia Noir</em>, qui est une œuvre de fiction basée sur une histoire
    vraie légendaire du Los Angeles des années quarante, à savoir le meurtre le plus sanglant et le plus sadique qu'ait connu la ville&nbsp;; meurtre d'une jeune starlette, Elizabeth Short, qui a été
    surnommée Le Dahlia noir par un journaliste, en référence au <em>Dahlia Bleu</em>, film de série B de l'époque avec Veronica Lake notamment, qui a marqué les esprits. L'affaire du Dahlia Noir
    n'a, à proprement parler, jamais été résolue. James Ellroy semble avoir utilisé ce fait-divers, pour commencer à exorciser le souvenir du meurtre de sa propre mère qui a eu lieu environ 11 ans et
    5 mois après celui du dahlia, Elizabeth Short ayant été assassinée en janvier 1947. En réalité, James Ellroy a découvert cette histoire dans un livre que son père lui avait offert pour ses dix
    ans, quelques mois avant le meurtre de sa mère, d'où la «&nbsp;providence&nbsp;», le livre s'intitulant <em>The Badge</em> de Jack Webb, lequel a été quarante ans plus tard, préfacé par Ellroy
    lui-même. Dans <em>L.A. Confidential</em>, Jack Vincennes est inspiré de Jack Webb, flic vertueux et de droite du LAPD.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Il écrira à la suite trois autres romans ayant pour cadre la ville de Los Angeles dans les années 1940-1950 et pour thème le crime et la corruption. Il s'agit
    de&nbsp;: <em>Le Grand Nulle Part</em>, <em>L.A. Confidential</em> et <em>White Jazz</em><em>Quatuor</em> apparaissent déjà dans <em>Clandestin</em>, comme Dudley L. Smith).</span> (certains des
    personnages du
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Toujours obsédé par l'histoire de sa mère il va tenter de résoudre, près de 40 ans après les faits, le meurtre de sa mère avec l'aide d'un policier de L.A. à la
    retraite (Bill Stoner). Ce sera l'occasion pour lui de retracer le parcours de sa mère et de se réconcilier avec elle, donc avec une part de lui même. Il en écrira le récit dans un livre
    autobiographique&nbsp;: <em>Ma part d'ombre</em>.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Il se présente comme un ermite vivant en vase clos pour éviter que l'univers de ses romans, qui se passent dans les années 1940 à 1970, soit perturbé par le monde
    contemporain</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Après avoir fui son Los Angeles natal et vécu à New York, Kansas City, il revient vivre à Los Angeles à partir de 2006. Il se sépare à cette époque d'Helen Knode,
    journaliste et écrivain, à qui est d'ailleurs dédié <em>White Jazz</em>.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">James Ellroy est à présent l'un des auteurs de roman noir américains les plus populaires, bien que peu apprécié et peu lu dans son pays. Il a publié plus de quinze
    romans en trente ans. Il parle sans concession de ses années difficiles dans <em>Destination morgue</em>.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">En attendant le troisième et dernier volume de la trilogie <em>Underworld U.S.A.</em> (été 2009 aux États-Unis, janvier 2010 en France&nbsp;: d'ailleurs, le titre
    du dernier volume ne sera pas <em>American Madness</em>, comme annoncé depuis plusieurs années mais <em>Underworld USA</em>), les Éditions Payot &amp; Rivages publient en octobre 2007 deux
    ouvrages&nbsp;: un essai réactualisé sur Ellroy, <em>Revue Polar Spécial James Ellroy</em> (déjà publiée en 1992) et <em>Tijuana mon amour</em>, qui contient la nouvelle <em>Tijuana mon
    amour</em>, deux nouvelles publiées dans la version américaine de <em>Destination:morgue!</em> ainsi que des articles publiés par le magazine américain GQ entre septembre 1998 et juillet
    2002.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">En 2008, James Ellroy est au scénario de <em>Au bout de la nuit</em>, film sorti aux États-Unis en avril 2008, avec notamment Keanu Reeves dans le rôle principal.
    Il avait déjà, en 2002, écrit le scénario de <em>Dark Blue</em> (de Ron Shelton, avec Kurt Russell).</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 19 Jan 2010 18:43:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.pierre-mazet.com/article-ellroy-un-geant-americain--43255375.html</guid>
                        <comments>http://www.pierre-mazet.com/article-ellroy-un-geant-americain--43255375-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[La princesse des glaces]]></title>
        <link>http://www.pierre-mazet.com/article-la-princesse-des-glaces-41647908.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 14pt;"><b><span style="color: #000000;">La princesse de glaces (Camilla Läckberg</span></b></span>)
  </p>
  <p>
    <span style="text-decoration: underline;"><em><span style="font-size: 12pt;">Le livre</span></em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Erica Falck, trente-cinq ans, auteur de biographies installée dans une petite ville paisible de la côte ouest suédoise, découvre le cadavre aux poignets tailladés
    d’une amie d’enfance, Alexandra Wijkner, nue dans une baignoire d’eau gelée. Impliquée malgré elle dans l’enquête (à moins qu’une certaine tendance naturelle à fouiller la vie des autres ne soit
    ici à l’œuvre), Erica se convainc très vite qu’il ne s’agit pas d’un suicide. Sur ce point – et sur beaucoup d’autres –, l’inspecteur Patrik Hedström, amoureux transi, la rejoint.</span>
  </p>
  <div style="text-align: justify;"></div>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">A la conquête de la vérité, stimulée par un amour naissant, Erica, enquêtrice au foyer façon Desperate Housewives, plonge dans les strates d’une petite société
    provinciale qu’elle croyait bien connaître et découvre ses secrets, d’autant plus sombres que sera bientôt trouvé le corps d’un peintre clochard – autre mise en scène de suicide.</span>
  </p>
  <div style="text-align: justify;"></div>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Au-delà d’une maîtrise évidente des règles de l’enquête et de ses rebondissements, Camilla Läckberg sait à merveille croquer des personnages complexes et – tout à
    fait dans la ligne de créateurs comme Simenon ou Chabrol – disséquer une petite communauté dont la surface tranquille cache des eaux bien plus troubles qu’on ne le pense.</span>
  </p>
  <div style="text-align: justify;"></div>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="text-decoration: underline;"><em>&nbsp;</em></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="text-decoration: underline;"><em><span style="font-size: 12pt;">L’auteur</span></em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Camilla Läckberg, née le 30 août 1974, est à ce jour l’auteur de cinq polars ayant pour héroïne Erica Falck et dont l’intrigue se situe toujours à Fjällbacka, port
    de pêche de la côte ouest en Suède, qui eut son heure de gloire mais désormais végète. En Suède, tous ses ouvrages se sont classés parmi les meilleures ventes de ces dernières années, au coude à
    coude avec Millénium de Stieg Larsson</span>
  </p>
  <div style="text-align: justify;"></div>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <div style="text-align: justify;"></div>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Ce polar de la suédoise Camille Läckberg contient tous les ingrédients d’un livre que l’on n’a pas envie de lâcher avant de l’avoir terminé. L’écriture est
    extrêmement contemporaine ce qui en facilite la lecture. Ceux qui ont lu ‘Millénium’ de Stieg Larsson auraient tendance à vouloir comparer les deux auteurs édités chez la même maison française.
    Cependant, ni les personnages, ni l’intrigue n’ont la même consistance. Hormis quelques points communs aux deux polars&nbsp;: la toile de fond (un petit village suédois), la collaboration
    informelle d’un duo mixte et la romance entre les deux principaux protagonistes, rien ne permet vraiment de les comparer. Le duo Erica Falck et Patrik Hedström de Camille Läckberg sont plus
    terre-à-terre et moins imprévisibles que le couple Blomkvist et Salander de Stieg Larsson. ‘La Princesse des glaces’ est un livre agréable à lire avec suffisamment de suspens pour ne pas avoir
    envie de s’arrêter en milieu de chemin. On ne retrouve la tranquillité qu’après avoir lu la dernière page. Certains personnages et leurs histoires y sont en sus, ce qui donne une impression de
    longueur au livre. Cependant mis à part ces quelques passages dont on ne voit pas l’utilité, l’histoire est assez prenante.</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 22 Dec 2009 17:01:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.pierre-mazet.com/article-la-princesse-des-glaces-41647908.html</guid>
                        <comments>http://www.pierre-mazet.com/article-la-princesse-des-glaces-41647908-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Denis Lehane : Un pays à l'aube]]></title>
        <link>http://www.pierre-mazet.com/article-denis-lehane-un-pays-a-l-aube-39284646.html</link>        <description><![CDATA[<p align="center">
    Dennis Lehane&nbsp;: Un pays à l'aube&nbsp;:
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <h3>
    <b>Résumé</b>
  </h3>
  <h3>
    &nbsp;
  </h3>
  <p>
    En 1918, Babe Ruth, gloire montant du base-ball, est tenu avec ses coéquipiers en échec dans une partie jouée lors d'une panne de train contre des Noirs, et notamment par un joueur très doué,
    Luther Laurence. Celui-ci se retrouve serviteur chez la famille Coughlin, des Irlandais dont le patriarche domine ses trois fils, en particulier Danny, l'aîné tête brûlée et policier qui joue à
    l'espion..
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <h3>
    <b>Quatrième de couverture</b>
  </h3>
  <h3>
    &nbsp;
  </h3>
  <p>
    L'Amérique se remet difficilement des soubresauts de la Première Guerre mondiale. De retour d'Europe, les soldats entendent retrouver leurs emplois, souvent occupés par des Noirs en leur absence.
    L'économie est ébranlée, le pays s'est endetté et l'inflation fait des ravages. La vie devient de plus en plus difficile pour les classes pauvres, en particulier dans les villes. C'est sur ce
    terreau que fleurissent les luttes syndicales, que prospèrent les groupes anarchistes et bolcheviques, et aussi les premiers mouvements de défense de la cause noire.
  </p>
  <p>
    En septembre 1918, Luther Laurence, jeune ouvrier noir de l'Ohio, est amené par un étonnant concours de circonstances à disputer une partie de base-ball face à Babe Ruth, étoile montante de ce
    sport. Une expérience amère qu'il n'oubliera jamais.
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    Au même moment, l'agent Danny Coughlin, issu d'une famille irlandaise et fils aîné d'un légendaire capitaine de la police de Boston, pratique la boxe avec talent. Il est également chargé d'une
    mission spéciale par son parrain, le retors lieutenant McKenna, qui l'infiltre dans les milieux syndicaux et anarchistes pour repérer les «fauteurs de troubles» puis les expulser du territoire
    américain.
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    A priori Luther et Danny n'ont rien en commun. Le destin va pourtant les réunir à Boston en 1919, l'année de tous les dangers. Tandis que Luther fuit son passé, Danny cherche désespérément le
    sens de sa vie présente, en rupture avec le clan familial. Dans une ville marquée par une série de traumatismes, une ville où gronde la révolte, la grève des forces de police va mettre le feu aux
    poudres.
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    <b>L’auteur&nbsp;: Dennis Lehane&nbsp;</b>
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    Dennis Lehane est tout d'abord l'auteur d'une ville, Boston, cadre permanent des intrigues de ses romans à l'exception notable de <em>Shutter island</em>. Ses cinq premiers romans, d'<em>Un
    dernier verre avant la guerre</em> jusqu'à <em>Prières pour la pluie</em> mettent en scène un tandem de détectives privés, Kenzie &amp; Gennaro qui entretiennent une relation d'amitié amoureuse
    aussi tendre que houleuse.
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    À la perfection d'intrigues particulièrement noires qui reflètent la dureté d'une grande ville américaine aujourd'hui, Lehane oppose souvent la légèreté d'un style d'écriture très ironique. Son
    thème de prédilection restant l'enfance maltraitée, séquelle de son ancienne activité d'éducateur auprès d'enfants en difficulté dans laquelle il puise des accents de vérité qui donnent toute
    leur ampleur, et leur importance, à ses livres. Le quatrième opus de la série Kenzie-Gennaro, <em>Gone baby, gone</em>, atteint à ce titre des sommets d'intensité dramatiques rarement atteints
    dans le polar contemporain.
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    <em>Mystic river</em> deviendra son roman le plus célèbre suite à l'excellente et très fidèle adaptation qu'en fera Clint Eastwood, et même si l'on peut, <em>a posteriori</em>, reprocher au livre
    quelques longueurs dans son dénouement, ainsi qu'une certaine démesure dans le pathos (à laquelle l'histoire, terrible, se prête admirablement), il demeure un modèle de construction et donne la
    pleine mesure de la puissance de cet auteur que beaucoup ont considéré, dès son premier livre, comme un futur (très) grand du roman noir.
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    Pour preuve "Shutter Island", moins bien accueilli aux États-Unis que ses précédents, qui opère un virage inattendu et d'une belle virtuosité autour d'une sorte de mystère de chambre close... sur
    une île pénitentiaire pour fous criminels dont s'échappe une folle matricide. Situé dans les années 50, <em>Shutter island</em> est, pour certains, un pur chef-d'œuvre, un modèle de savoir-faire
    littéraire autant qu'une parabole étonnante sur la schizophrénie&nbsp;; pour d'autres&nbsp;: une supercherie littéraire.
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    "Coronado", sa première pièce, fut présentée pour la première fois à New York en 2005 puis publié sous la forme d'un recueil d'histoires courtes.
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    Paru en janvier 2009, son dernier roman, <em>Un pays à l'aube</em>, est à part dans l'œuvre de Dennis Lehane. Roman historique, il traite essentiellement du Boston de l'immédiat après-première
    guerre mondiale, et notamment du mouvement des policiers de la ville pour faire respecter leurs droits.
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        <pubDate>Fri, 13 Nov 2009 08:05:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.pierre-mazet.com/article-denis-lehane-un-pays-a-l-aube-39284646.html</guid>
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